LA MYSTERIEUSE CAVE DE MADAME G.

mercredi 8 novembre 2006

INTRODUCTION

POINT

Vous trouvez la ville de BM ennuyante ? Venez voir la cave de madame G.

Cette vendeuse de mauvais pain est étonnante !

Elle n'est pas à la mode mais pourtant, sa cave est celle d'une jeune fille : posters d'Eminem, disques de rap étalés partout ... Tous les soirs, en sortant du boulot, elle s'écoute du rap ! Et ses gâteaux, elle les achète au supermarché.

Et son chien, elle le balance par la fenêtre s'il aboit.

Et c'est elle la patronne de la maison, en plus de ça !

Elle espionne tous les  dimanches Nathalie N., qui reste tous les dimanches à la maison.

Et rassurez-vous, elle mâche du chewing gum...

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CHAPITRE 1

EXCLAMATIONLa tête d'Agathe fourmillait d'idées relevant plus du fantasme que de la triste réalité.

La vie de Madame G n'était hélas pas aussi colorée et joyeuse, bien au contraire.

La tristesse avait marqué ses traits depuis sa plus tendre enfance, au point qu'elle en avait un jour lointain oublié de vieillir .....

A bientôt 60 ans, sa vie ronronnait doucettement, au rythme des fournées de croissants dominicaux et des achats de fraisiers printanniers. Ses carnets de commandes tronaient sur son plan de travail, reflets incolores de plus de 30 ans de labeur dans la boutique qui constituait son seul horizon.

Son jardin secret était semé de Jésus en meringue, de flans nature, de rochers 100 % cacao végétal et de baguettes moulées.

Etait-elle heureuse ? Nul en l'observant épousseter ses vitrines ne pouvait le supposer.

Agathe interrompit vite ses sombres pensées, pour revenir à l'évènement dont elle avait été témoin hier après midi dans la boutique de Madame G. et qu'elle ne parvenait pas à chasser de son esprit.

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dimanche 12 novembre 2006

CHAPITRE 2

La veille, vendredi 10 Novembre, 18 heures.
C'est en sortant chercher ses enfants à l'école que Nathalie à décidé tout à coup de faire une petite surprise à sa famille.
Après une semaine de morne travail dans cette mairie mal chauffée, Nathalie envisageait avec bonheur l'idée d'un week-end paisible.
Feu de bois dans la cheminée, pommes de terre à la cendre, poelées de chataignes et tricot suffisaient à son bien-être en cette période de l'année.
Bien sur, elle ne pouvait pas envisager que le simple fait d'acheter quelques parts de fraisier et une bonne brioche dorée pour le petit déjeuner du lendemain matin pourraient entrebailler les portes de l'indiscible.

Aucun signal ne laisser présager que la brave mère de famille allait être précipitée brutalement dans l'innomable ...
Curiosité des hasards? Attracteurs étranges ? Réaction quantique ? loi des séries? Paradoxe de Schrodinger ?
Les scientifiques seront certainement nombreux à vouloir rationnaliser, expliquer ou normaliser les faits. Et après ?

18 heures, la nuit est tombée, il fait froid et humide.
Les réverbères  diffusent un halo incertain à cause de cette brume épaisse, les rues sont désertes.
L'atmosphère est parfaite pour le début d'un roman noir, mais pourtant...
Le crime reste humain et paraoxalement rassurant, car ici nous allons pénétrer dans les méandres d'un autre monde.

La brave mère de famille ouvre sa voiture, attache ses enfants, et prend la direction du centre ville.
Sur le chemin de la patisserie, tous feux allumés, elle distingue vaguement le magasin fermé de l'horticulteur.
Celui-ci, natif de la région, connait sans doutes les règles implicites du village.
Le pharmacien, craintif, à baissé son rideau de fer bien avant la tombée de la nuit.
Seul le boucher laisse filtrer un peu de lumière depuis son arrière boutique.
La présence de ses couteaux auguisés comme des scalpels doit certainement le rassurer, quelle futilité!

La femme gare son 4x4 flanbant neuf à une vingtaine de mètres de la patisserie de madame G., détache ses enfants, et les aide à traverser la rue en toute sécurité.
La voici maintenant sur le trottoir de la honte à quelque mètres de la boutique mystérieuse
En arrivant au niveau du soupirail de la patisserie d'où sortent quelques rais de lumière, son petit garçon de 4 ans se met à hurler.
Pensant qu'il s'agit d'un nouveau caprice, la mère le réprimande, ce qui ne fait qu'accentuer ses cris.
Les 2 grandes de 7 et 9 ans commencent, elles aussi, à prendre conscience du danger.
C'est étonnant à quel point les enfants percoivent ce que les adultes refusent de regarder en face.
Elle prend le petit dans les bras, réprimande les filles, et pousse la porte de la boutique.
La clochette de l'entrée retentit, et la porte se referme.
Il n'y a personne au comptoir et les enfants serrent les rangs
Une bonne odeur de patisserie conforte la mère dans son choix de la brioche, mais pour le fraisier c'est foutu !
Il ne reste qu'une religieuse au café et un mendiant au beurre dans l'étal.
Soudain, la porte de l'arrière boutique s'ouvre dans un grincement inquiètant.

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